19 décembre 2014

Citations philosophico-politique

« Le discours philosophique ne sculpte pas des statues immobiles, mais, tout ce qu’il touche, il veut le rendre actif, efficace et vivant. »

– Plutarque, Le philosophe doit surtout s’entretenir avec les grands, 776c-d

« Il faut choisir, se reposer ou être libre. »

– Thucydide

« Je doute que toute la philosophie du monde parvienne à supprimer l’esclavage : on en changera tout au plus le nom. Je suis capable d’imaginer des formes de servitude pires que les nôtres, parce que plus insidieuses : soit qu’on réussisse à transformer les hommes en machines stupides et satisfaites, qui se croient libres alors qu’elles sont asservies, soit qu’on développe chez eux, à l’exclusion des loisirs et des plaisirs humains, un goût du travail aussi forcené que la passion de la guerre chez les races barbares. À cette servitude de l’esprit, ou de l’imagination humaine, je préfère encore notre esclavage de fait. Quoi qu’il en soit, l’horrible état qui met l’homme à la merci d’un autre homme demande à être soigneusement réglé par la loi. »

– Marguerite Yourcenar (1974), Mémoires d’Hadrien, p. 129

« Une société corrompue est une société dans laquelle les hommes ne savent plus exercer leur liberté. »

– Nicolas Machiavel, “Le Prince” (1532)

« […] la liberté, qui ne devient que rarement – dans les périodes de crise ou de révolution – le but direct de l’action politique – est réellement la condition qui fait que des hommes vivent ensemble dans une organisation politique. Sans elle la vie politique comme telle serait dépourvue de sens. La raison d’être de la politique est la liberté, et son champ d’expérience est l’action. »

– H. Arendt, La crise de la culture, p. 190

« La liberté est soupçonneuse, l’ambition est inquiète… »

– Mably, Étude de l’histoire, II, 5.

« Le riche désarmé est la récompense du soldat pauvre. »

– Machiavel, L’Art de la guerre, VII.

« Cette corruption et le peu d’aptitude à la vie libre naît en effet d’une inégalité qui existe dans cette cité; et si l’on veut y établir l’égalité, il est en effet nécessaire d’utiliser des moyens tout à fait extraordinaires, que peu de gens savent, ou veulent utiliser… »

– Machiavel, (D, I, 17, 3)

« Le principe fondamental du régime démocratique, c’est la liberté. Voilà ce que l’on a coutume de dire, sous prétexte que c’est dans ce seul régime que l’on a la liberté en partage. On dit que c’est le but de toute démocratie. Une des marques de la liberté, c’est d’être tour à tour gouverné et gouvernant. »

– Aristote, Politique (1317,b)

« I do not expect to see monopoly restrain itself. It there are men in this country big enough to own the government of the United States, they are going to own it. »

– Woodrow Wilson, « The New Freedom » (1913)

« The ideas of economists and political philosophers, both when they are right and when they are wrong, are more powerful than is commonly understood. Indeed the world is ruled by little else. Practical men, who believe themselves to be quite exempt from any intellectual influence, are usually the slaves of some defunct economist. Madmen in authority, who hear voices in the air, are distilling their frenzy from some academic scribbler of a few years back. »

– John Maynard Keynes, The general theory of employment, interest, and money, éd. Prometheus Books, 1997, chap. 24, p. 383

« The enterprises of the country are aggregating vast corporate combinations of unexampled capital, boldly marching, not for economic conquests only, but for political power. The question will arise, and arise in your day, though perhaps not fully in mine: Which shall rule — wealth or man; which shall lead — money or intellect; who shall fill public stations — educated and patriotic free men, or the feudal serfs of corporate capital? »

– Edward G. Ryan, chief justice of Wisconsin Supreme Court, address to graduating class at University of Wisconsin, 1873.

« Un signe de la liberté est de conduire sa propre vie comme on l’entend. C’est là, dit-on, l’oeuvre de la liberté, s’il est vrai que le propre de l’esclave est de ne pas vivre selon sa volonté. Voilà donc la seconde règle de la démocratie, d’où est venue l’idée de n’être gouverné, au mieux, par personne, ou sinon de ne l’être que chacun à son tour. »

– Aristote, Politique (1317,b)

« To coerce a man is to deprive him of freedom – freedom from what? Almost every moralist in human history has praised freedom. Like happiness and goodness, like nature and reality, it is a term whose meaning is so porous that there is little interpretation that it seems able to resist. I do not propose to discuss either the history of this protean word or the more than two hundred senses of it recorded by historians of ideas. I propose to examine no more than two of these senses – but they are central ones, with a great deal of human history behind them, and, I dare say, still to come. »

– Isaiah Berlin, Two concepts of liberty, p. 2

« Something of slavery still remains… Something of freedom is yet to come. »

– Ira Steward, cité par Alex Gourevitch dans From Slavery to the Cooperative Commonwealth

« Les socialistes ont assez perdu de temps à prêcher des convertis. Il s’agit pour eux, à présent, de fabriquer des socialistes, et vite. »

– George Orwell

« L’histoire enseigne la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. »

– Jean Jaurès

« En toute occasion, nous devons nous souvenir de ce que, pour les Romains – le premier peuple à prendre la culture au sérieux comme nous -, une personne cultivée devait être: quelqu’un qui sait choisir ses compagnons parmi les hommes, les choses, les pensées, dans le présent comme dans le passé. »

– Hannah Arendt, La crise de la culture, 1961

« We are so accustomed to hearing our society described as a market economy that we are often surprised to observe that, since the time of Adam Smith, markets have steadily declined, and business (and governmental) organizations have steadily grown as the principal coordinators of economic activity. »

– Herbert Simon, Public Administration in Today’s World of Organizations and Markets.

« Republicans have been democrats, aristocrats, and even monarchists ; liberals and illiberals; imperialists and isolationists; slaveholders and abolitionists; feudalists, capitalists, and socialists; and ancients, medievals, and moderns. They have pursued participatory and representative, bellicose and pacific, and virtue -centered and interest-centered policies. They have been among the staunchest defenders of the status quo and among the most forceful proponents of revolutionary change. »

– Eric MacGilvray, The Invention of Market Freedom, p. 20

« It may be a reflection on human nature, that such devices should be necessary to control the abuses of government. But what is government itself, but the greatest of all reflections on human nature? »

– James Madison, The Federalist No. 51 « The Structure of the Government Must Furnish the Proper Checks and Balances Between the Different Departments », 1788

« [Les] avantages communs que procure la jouissance de la liberté, ce plaisir inexprimable de jouir de ses bienfaits sans inquiétude, de n’avoir à craindre ni pour l’honneur de sa femme, ni pour ses enfants, ni pour soi-même […] »

– Machiavel

« Justice is freedom, freedom is justice. »

– P. Pettit

« Le danger de la liberté moderne, c’est qu’absorbés dans la jouissance de notre indépendance privée, et dans la poursuite de nos intérêts particuliers, nous ne renoncions trop facilement à notre droit de partage dans le pouvoir politique. »

-B. Constant, De la liberté des anciens comparée à celle des modernes (Cité dans Catherine Audard, « Qu’est-ce que le libéralisme? » p. 113)

« Cette liberté se composait plutôt de la participation active au pouvoir collectif que la jouissance paisible de l’indépendance individuelle. »

-B. Constant, De la liberté des anciens comparée à celle des modernes (Cité dans Catherine Audard, « Qu’est-ce que le libéralisme? » p. 111)

« La liberté politique, dans un citoyen, est cette tranquillité d’esprit qui provient de l’opinion que chacun a de sa sûreté; et, pour qu’on ait cette liberté, il faut que le gouvernement soit tel qu’un citoyen ne puisse pas craindre un autre citoyen »

– Montesquieu

« C’est pourquoi, quand je pense à toutes ces Républiques qu’on dit aujourd’hui être en maints lieux florissantes et opulentes, je n’y vois rien d’autre, que Dieu m’en soit témoin, qu’une sorte de conspiration des riches qui, sous couleur d’être assemblés pour régir le bien public ; ils imaginent et inventent toutes les manières et finesses par lesquelles ils pourraient d’abord garder sans crainte de les perdre les biens qu’ils ont amassés par leurs crimes, ensuite en acquérir d’autres qui ne leur coûtent guère par le labeur et le travail des pauvres, et abuser desdits pauvres. Dès que cette tourbe de riches a établi que de telles tromperies devaient être observées au nom de la République, et même au nom des pauvres qui sont compris en cette République, lesdites inventions passent et sont réputées comme lois ; et les biens qui eussent pu suffire à nourrir et entretenir eux et les pauvres ensembles, ces gens détestables, a la convoitise insatiable, les ont répartis entre eux. »

– Thomas More, L’Utopie (1516)

« Every gun that is made, every warship launched, every rocket fired signifies, in the final sense, a theft from those who hunger and are not fed, those who are cold and are not clothed. This world in arms is not spending money alone. It is spending the sweat of its laborers, the genius of its scientists, the hopes of its children. The cost of one modern heavy bomber is this: a modern brick school in more than 30 cities. It is two electric power plants, each serving a town of 60,000 population. It is two fine, fully equipped hospitals. It is some fifty miles of concrete pavement. We pay for a single fighter with a half-million bushels of wheat. We pay for a single destroyer with new homes that could have housed more than 8,000 people. . . . This is not a way of life at all, in any true sense. Under the cloud of threatening war, it is humanity hanging from a cross of iron. »

– he Chance for Peace speech was an address given by U.S. President Dwight D. Eisenhower on April 16, 1953,

« Le repos, disait un jour Clémenceau, est une idée monarchique. Un peuple démocratique est en effet comme un peuple qui a perdu le sommeil. Il n’a plus d’autres traditions que de ne se reposer sur aucune tradition. Il ne cesse de se retourner sur sa couche pour trouver une position meilleure. Tous les matins il recommence à protester, à interpeller, à revendiquer. »

– Célestin Bouglé dans “Qu’est-ce qu’un républicain ?” (Revue politique et littéraire, 1906, n°1, p. 61

« La République doit se construire sans cesse car nous la concevons éternellement révolutionnaire, à l’encontre de l’inégalité, de l’oppression, de la misère, de la routine, des préjugés, éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir. »

– Pierre Mendès-France, Gouverner c’est choisir, tome II, Sept mois et dix-sept jours, juin 1954-février 1955

« It is not very unreasonable that the rich should contribute to the public expense, not only in proportion to their revenues, but something more than in proportion. »

– Adam Smith (1776)

« Être de gauche c’est d’abord penser le monde, puis son pays, puis ses proches, puis soi ; être de droite c’est l’inverse. »

– G. Deleuze

« All accumulation…of personal property, beyond what a man’s own hands produce, is derived to him by living in society; and he owes on every principle of justice, of gratitude, and of civilization, a part of that accumulation back again to society from whence the whole came. »

– Tom Paine (1796)

« Why shouldn’t the American people take half of my money from me? I took it all from them.»

– Edward Filene (1860-1937), department store owner, entrepreneur, philanthropist, credit union pioneer

« Complaining about tax rates is de rigueur in the business pages of this and other newspapers these days, especially corporate rates…The [huge tax] cheque I just signed, the ones I write each month…help build and maintain the roads, highways and other infrastructure that Canadian products are shipped on. They help pay for the bridges these products cross to make it to the factory or to market. They help pay for our seaports, airports and other public facilities that we need for Canadian businesses to be successful…We should praise the public sector and the tax dollars that support it, not bury it. »

– Tony Wilson, columnist, lawyer, author,“My tax bills are huge, which is good”,(Globe and Mail, April 12, 2011)

« And that [list of 100 tax-supported services] was just a taste, a smattering of what Canadians do and have done for them, the stuff that makes you want to kiss the sweet Pearson [airport] tarmac when you get home from the bloody dust of Afghanistan and never leave…We pay our taxes and in return, they oil the gears of daily life. »

– Heather Mallick, Toronto Star column, April 16, 2011

« The estate tax is a commonwealth recycling program. It’s an appropriate levy to pay back the common wealth that helped create the [estate] wealth in the first place. »

– Bill Gates, Sr.

« Taxes are the price we pay for civilization. »

– Oliver Wendell Holmes Jr.

« L’amour de la république, dans une démocratie, est celui de la démocratie ; l’amour de la démocratie est celui de l’égalité. »

– Montesquieu, De l’esprit des lois t. 1, chap. III, livre V,

« Oui, par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés, une assemblée de rois. C’est d’eux, c’est de leur volonté souveraine qu’émanent les lois et le gouvernement ; ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres ; mais, au momen…t même où le salarié est souverain dans l’ordre politique, il est dans l’ordre économique réduit à une sorte de servage. Oui, au moment où il peut chasser les ministres du pouvoir, il est, lui, sans garantie aucune et sans lendemain, chassé de l’atelier. Son travail n’est plus qu’une marchandise que les détenteurs de capital acceptent ou refusent à leur gré. […] Et c’est parce que le socialisme est seul capable de résoudre cette contradiction fondamentale de la société présente, c’est parce que le socialisme proclame que la République politique doit aboutir à la République sociale, c’est parce qu’il veut que la République soit affirmée dans l’atelier comme elle est affirmée ici, c’est parce qu’il veut que la nation soit souveraine dans l’ordre économique pour briser les privilèges du capitalisme oisif, c’est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain. C’est la République qui est le grand excitateur, c’est la République qui est le grand meneur : traduisez-la donc devant vos gendarmes! »

– Jean Jaurès

« On emploie désormais des hommes de lettres pour dresser l’éloge de riches hommes d’affaires, comme autrefois les poètes célébraient les hauts faits d’un monarque. Non
seulement ils trouvent des justifications politiques pour les projets commerciaux qu’ils ont élaborés par le passé, mais ils leur trouvent en plus des justifications morales. »

– G. K. Chesterton, Utopie des usuriers, 1917

« La démocratie affirme sa vitalité comme régime au moment où elle dépérit comme forme de société »

– Pierre Rosanvallon, La société des égaux

« […] la maîtrise du système économique par le marché a des effets irrésistibles sur l’organisation tout entière de la société : elle signifie tout bonnement que la société est gérée en tant qu’auxiliaire du marché. Au lieu que la société soit encastrée dans les relations sociales, ce sont les relations sociales qui sont encastrées dans le système économique. »

– Karl Polanyi, La grande transformation

« I never meant to say that the Conservatives are generally stupid. I meant to say that stupid people are generally Conservative. I believe that is so obviously and universally admitted a principle that I hardly think any gentleman will deny it. »

– John Stuart Mill, in a Parliamentary debate with the Conservative MP, John Pakington (May 31, 1866).

« Quand le mépris pour la politique se généralise et que la confiance dans les institutions disparaît, Quand les appartenances se dissolvent et que l’intérêt personnel devient la seule motivation, Quand l’économie souterraine prolifère et que la débrouillardise est la principale vertu, Alors une société est prête à tomber entre les mains de toutes les mafias. Le processus est inévitable. »

– Jean-Jacques Pelletier, La chair disparue

« Ce ne sont ni les murs ni les hommes qui font la patrie : ce sont les lois, les mœurs, les coutumes, le gouvernement, la constitution, la manière d’être qui résulte de tout cela. La patrie est dans les relations de l’État à ses membres; quand ces relations changent ou s’anéantissent, la patrie s’évanouit. »

– Rousseau, au lieutenant-colonel Charles Pictet, 1 mars 1764

« Qui cherche dans la liberté autre chose qu’elle-même est fait pour servir. Que manque-t-il à ceux-là pour rester libres? Quoi? Le goût sublime de l’être. »

– Alexis de Tocqueville, L’Ancien Régime et la Révolution, livre III, chap. 3

« […] les vertus ne sont pas en nous par l’action seule de la nature, et elles n’y sont pas d’avantage contre le vœu de la nature ; mais la nature nous en a rendus susceptibles, et c’est l’habitude qui les développe et les achève en nous. »

– Aristote, Éthique à Nicomaque

« Surviens toi à toi même. »

– Fernando Pessoa

« Mais il est manifeste que si elle s’avance trop sur la voie de l’unité, une cité n’en sera plus une, car la cité a dans sa nature d’être une certaine sorte de multiplicité, et si elle devient trop une, de cité elle retourne à l’état de famille, et de famille à celui d’individu. »

– Aristote, Les Politiques, Livre 2, chap. 2)

« Tandis que les instincts naturels de la démocratie portent le peuple à écarter les hommes distingués du pouvoir, un instinct non moins fort porte ceux-ci à s’éloigner de la carrière politique, où il leur est si difficile de rester complètement eux-mêmes et de marcher sans s’avilir. »

– Tocqueville, De la démocratie en Amérique. Tome deuxième. Chapitre V. Des choix du peuple, et des instincts de la démocratie américaine dans ses choix.

« On reproche couramment à Rawls ce qu’on estime être un individualisme excessif ; on critique le fait qu’il réduise le citoyen à l’homo oeconomicus calculant solitairement et de façon égoïste ce qui est à son avantage. On prétend lui opposer la nécessité de considérer l’homme comme un être social et politique tourné vers ses semblables. Mais une telle critique manque son objet ; Rawls, pas plus que Rousseau, ne nie la dimension collective de l’existence humaine. Le vrai problème pour une société qui prétend se fonder sur la liberté des individus est de savoir comment il est possible de concilier la libre poursuite par chacun de ses propres objectifs et le bien commun. Il s’agit nécessairement, comme Rousseau l’a vu, de réconcilier l’intérêt de chaque individu (le bien tel qu’il l’entend) et la justice. De sorte qu’en objectant à Rawls la nécessité du « collectif », on ne fait pas progresser d’un pas la recherche ; car tout le problème est précisément de savoir comment on peut constituer un collectif qui ne viole pas la liberté des individus. Lorsqu’on se borne à exalter, contre l’individualisme, les vertus de l’existence collective, on suppose le problème crucial résolu, ou plutôt on le renvoie à l’obscurité de l’incompréhensible. Ces critiques trouvent d’ailleurs invariablement leur conclusion dans le pathos de l’« être-ensemble » et son insondable mystère. »

– Bernard Manin, « Volonté générale ou délibération ? Esquisse d’une théorie de la délibération politique », Le Débat, vol. 1, no. 33, 1985, p. 81.

« To found a great empire for the sole purpose of raising up a people of customers, may at first appear a project fit only for a nation of shopkeepers. It is however, a project altogether unfit for a nation of shopkeepers; but extremely fit for a nation whose government is influenced by shopkeepers. »

– Adam Smith, The Wealth of Nations (1776), Book IV, Chapter VII, Part Third

« People of the same trade seldom meet together, even for merriment and diversion, but the conversation ends in a conspiracy against the public, or in some contrivance to raise prices. »

– Adam Smith, The Wealth of Nations (1776), Chapter X, Part II, p. 152

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